Pétition à imprimer
à l’attention du Conseil d’Etat et Grand Conseil du
Canton de Vaud
Sauvons Chavannes - abac1022 et
Action Climat Ecublens
proposent la transformation de l’A1a Ecublens – Maladière Lausanne,
actuellement orientée vers le tout voiture, en une avenue structurante intégrée
au tissu urbain en transformation.
Elle intègrera différentes sorties et entrées vers les communes de l’Ouest
lausannois.
Elle reliera les quartiers et les pôles entre eux et proposera une
redistribution équilibrée des modes de circulation et de déplacement.
Cette avenue métropolitaine, ou boulevard urbain, à 60, voire 50 km/h restera
une route nationale de classe 3.
Comité de soutien
René Longet, expert en durabilité ;
Dominique Bourg, prof. honoraire à
l’UNIL et directeur de «La Pensée écolologique» ;
Paola Viganò, prof. EPFL et IUAV de
Venise ;
Christian Arnsperger, prof. ordinaire
en durabilité à l’UNIL ;
François Euvé, rédacteur en chef de
la revue Études, Paris ;
Laurent Guidetti,
architecte-urbaniste EPFL FSU ;
Jean-Bernard Racine, professeur
honoraire et ancien directeur de l’Institut de géographie et durabilité, UNIL ;
Julia Steinberger, professeure
ordinaire, faculté Géosciences et Environnement, UNIL ;
Michel Maxime Egger, sociologue et
écothéologien ;
Nicole Surchat Vial,
architecte-urbaniste EPFL FSU PHD, anc. dir. gén. service du développement
territorial du Canton de Vaud, anc. dir. à l’office d’urbanisme Canton de
Genève, architecte de la Ville de Fribourg, aujourd’hui indépendante ;
Jacques Dubochet, biophysicien, prix
Nobel de chimie 2017 ;
Antonio Da Cunha, prof. honoraire et
anc. dir. Institut de géographie et durabilité, UNIL
actif-trafiC ;
ATE Vaud – Association transports
& environnement ;
BirdLife Suisse ;
Comité Climat Romandie (COCLICO) ;
Grands-Parents
pour le Climat Vaud ;
Pro Natura Vaud ;
Pro Velo région Lausanne ;
Unipoly, Lausanne
Les
avantages
- Adaptabilité de la vitesse à l’évolution de
l’urbanisation le long de l’axe routier appelé à devenir zone densément
bâtie
- Diminution de l’effet «accordéon», moins fréquent à 50 ou
60 qu’à 100 km/h
- Amélioration de la qualité de l’air là où les seuils
légaux, en particulier au niveau des particules fines, sont régulièrement
atteints
- Réduction des nuisances sonores
- Diminution de l’emprise au sol et libération des
espaces,
afin d’encourager le transfert modal entre moyens de transport
(parking-relais proche de l’échangeur d’Ecublens, ligne de bus rapide en
site propre vers Lausanne, voie verte pour vélos)
- Contribution à la suppression du goulet
d’étranglement de Crissier, objectif de l’OFROU
- Encouragement du transfert de trafic par
porosité, du réseau régional vers le réseau national, objectif de l’OFROU
- Faisabilité financière: conservant le statut
de route nationale, l’entretien reste sous la responsabilité de la
Confédération
Argumentaire
Trafic automobile: une réduction nécessaire
La
crise climatique actuelle rend incontournable une diminution importante et
rapide des émissions de gaz à effet de serre : la mobilité n’y échappera pas,
et une baisse du trafic motorisé est indispensable.
Les
routes dans l’Ouest lausannois comme dans toute la Suisse sont saturées ; les
bouchons nombreux. Les médias évoquent déjà des mesures sévères de limitation
du trafic, comme le «road pricing» (réservation payante du futur trajet du
véhicule sur route nationale). Les coûts de la circulation automobile augmentent:
prix de l’essence à la hausse, choix d’énergies alternatives coûteux et
incertain sur le plan écologique.
Imperméabilisation
des sols, effondrement de la biodiversité, bruit, CO2, pollution de
l’air, dépendance aux énergies fossiles, etc.: il n’y a plus de doute, les
impacts du trafic motorisé et de ses infrastructures sur l’environnement et la
santé sont majeurs
Un projet dépassé
Le
projet dit «Suppression du goulet d’étranglement de Crissier», présenté par
l’OFROU après 10 ans d’études, a été approuvé en 2016 par le Conseil fédéral.
Depuis, les rapports du GIEC sur les conséquences dramatiques du changement
climatique, la ratification par la Suisse de l’Accord de Paris, le plan
sectoriel remanié des surfaces d’assolement (protection des surfaces
cultivables) ou encore le Plan climat vaudois ont changé la donne: on ne peut
plus continuer comme avant.
Le
projet «Suppression du goulet d’étranglement de Crissier» prévoit, entre
autres, deux jonctions autoroutières supplémentaires à Ecublens et
Chavannes-près-Renens et un complément à la demi-jonction de Lausanne Malley.
Or l’A1a est la seule autoroute en Suisse à déboucher en cul-de-sac sur une
unique entrée en ville par le rond-point de la Maladière: toutes les voitures
en transit sur ce tronçon arrivent directement en pleine ville de Lausanne.
Avec ces nouvelles jonctions, le trafic arrivant en ville sera plus dense
encore!
Malgré quelques modifications, un projet qui reste inacceptable
En 2018, plus de 200
oppositions ont obligé l’OFROU à proposer un nouveau projet pour la seule
jonction de Chavannes-près-Renens. Selon l’OFROU, l’abandon de ce second projet
mettrait en cause l’entier de la «Suppression du goulet d’étranglement de
Crissier». Cette nouvelle étude propose l‘abandon d’une voie initialement
prévue pour relier l’autoroute au centre de la commune, mais le maintien des
quatre bretelles permettant de rentrer et sortir de l'A1a à
Chavannes-près-Renens dans les deux sens de circulation. 150 mètres se
trouveraient sous couverture végétalisée incluant une piste cyclable à double
sens, un cheminement pour piétons et un lieu de vie. Tout cela à moins d’un
kilomètre de la sortie autoroutière de Malley. C’est insuffisant : ces petits
renoncements et maigres compensations ne traitent pas le problème à la racine.
Davantage de jonctions = davantage de voitures
Étendre
encore le réseau routier entre en contradiction avec les engagements
climatiques de la Suisse. Toutes les études le démontrent : construire de
nouvelles routes génère davantage de trafic. Ces jonctions prévues créeront
donc un flux automobile supplémentaire, qui entraînera à terme de nouveaux
bouchons.
De
plus, ce projet va bétoniser des surfaces de végétation – y compris des
surfaces agricoles essentielles – qui aujourd’hui absorbent du CO2
et permettent l’infiltration des eaux de pluie. C’est aussi une attaque
supplémentaire sur une biodiversité déjà mise à mal.
La
seule solution censée serait de limiter le nombre de véhicules par le
développement d’une plus grande sobriété en matière de mobilité (télétravail,
commerces et services de proximité, etc.), par le développement de transports
publics à prix avantageux, par le covoiturage ou encore le recours au
vélo.
La
requalification de l’axe A1a Ecublens – Maladière Lausanne en un boulevard
urbain apaisé est essentielle. En limitant l’emprise au sol, elle s’accordera
mieux aux objectifs climatiques, au développement progressif de l’Ouest
lausannois et sera bénéfique pour la qualité de vie.